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/ Les vers silencieux percent de grands trous dans le bois. /
Un jeune homme est assis sur le siége voisin du conducteur, regardant par la fenêtre, le paysage défile sous ses yeux.
La voiture s'arréte alors que le passager ne l'a toujours pas remarqué. Ce n'est qu'aprés que l'on ait répété de nombreuses fois son prénom qu'il réagit enfin.
Un pavillon accompagné d'un petit terrain devant se déroule sous ses yeux. Une femme lui fait des signes de la main pour le saluer. Elle est mince et doit avoir une cinquantaine d'année. A ses côtés se trouve un jeune homme, son fils, qui est bien plus occupé à saluer une jeune fille qui passe de l'autre côté. Il porte un baggy et un large tee-shirt couleur jean délavé tous les deux. L'adolescent, dans la voiture, passe sa main dans ses cheuveux qu'il trouve étrangement court. L'homme décide de lui ouvrir la portiére aprés avoir remarqué qu'il ne se décidait pas à sortir.
-Viens donc, ne fait pas le timide, retentit la voix de celui-ci sur un ton plutôt accueillant.
Se reculant pour lui laisser de la place, il s'approche de sa femme et de son fils.
-Viens donc Bill, nous t'avons préparé un repas. Tu as surement faim aprés ce long voyage.
En soupirant, il sort de la voiture pour se diriger vers le coffre, prenant son sac en bandouliére ainsi que le sac à dos.
-Attends, nous allons t'aider. Tom, prends son gros sac.
Instantanément, Bill se crispe, baisse la tête et s'accroche à son sac en la secouant.
-C'est bon, ce n'est pas lourd.
Se forçant à marcher, il fait un pas, puis un autre, encore un autre jusqu'à se retrouver devant la femme.
-Je sui contente que tu sois là Bill, dit-elle tout sourire en posant délicatement sa main droite sur la joue gauche du jeune homme.
-Moi aussi Madame Kaulitz, répondit-il en hochant la tête afin d'enlever la main de la femme.
-Appelle-moi Simone.
Toujours en souriant, malgré la non réaction de son nouveau protégé, la femme lui montre le chemin de la maison et lui propose d'entrer.
Une fois la porte ouverte, une grande piéce s'ouvre, à sa droite, le salon accompagné d'un bureau. A sa gauche, une salle à manger suivi d'une cuisine américaine. Les couleurs des murs sont dans les tons orange pâle. Des fleures noirs se dessinent, en remontant jusqu'au plafond sur lequel elles terminent leur course.
Bill reste planté là, au milieu de la piéce, avec ses sacs, à regarder l'immence espace qui s'offre à lui.
-C'est beau, murmure-t-il enfin.
-Je suis contente que cela te plaise Bill, très contente, répondit-elle de plus en plus enjouée. Viens, je vais te montrer le reste de la maison ainsi que ta chambre.
Elle l'entraine dans les escaliers, lui montrant les deux salles de bain, leur chambre qui est dans les mêmes tons que le rez de chaussé. Pour la chambre de Tom, elle ne présente que la porte.
-Et voilà ta chambre.
La porte s'ouvre doucement, comme pour faire durer un suspence inexistant. Celle-ci est assez sobre, les murs blanc, des portes coulissante pour masquer des armoires, un double lit, puis, un bureau.
-Tu pourras choisir ce que tu veux mettre au mur, nous n'avons rien fait pour que tu puisses choisir librement.
-C'est bien comme cela. Ne vous inquiétez pas.
Il entre, se place entre le lit, à sa droite, et l'armoire, à sa gauche, pour poser son sac en bandouliére au sol, doucement. Le bureau est situé sous la fenêtre donnant la vue sur un grand jardin.
-Nous allons te laisser t'installer, à moins que tu veuilles manger, dit le père.
-Je... Je n'ai pas faim, merci, murmura-t-il en se tournant vers eux.
-Bien, nous allons te laisser t'installer, répondit-il en se reculant. Au fait, appelle-moi Roger.
Pour répondre à son sourire, Bill se force en levant la main vers lui. Une fois la porte fermé, il enléve sa veste, regarde la piéce bizarrement, puis, s'allonge lentement sur le lit, se plaçant sur le dos. Il finit par soupirer, fermant les yeux.
-Une nouvelle vie. Une nouvelle vie blanche comme la neige, ou plutôt, comme les murs.
Son corps se place sur le côté pour être dos au mur, et il s'endort.